L'OCCUPATION A PLOUDALMEZEAU
Mr Farrant, Mr Boismal et Mr Saouzannet, passionnés d'histoire, ont entamé un travail de collecte de mémoire sur le territoire de Ploudalmézeau. Leurs premiers travaux se sont portés sur la période noire de l'occupation entre 1940 et 1945.
Le canton de Ploudalmézeau et le drame de Mers El-Kébir
Après l'armistice de Rethondes du 22 juin 1940, négligeant les réticences de l'Amirauté anglaise et la promesse de l'Amiral Darlan (commandant en chef des forces maritimes françaises) de ne jamais livrer la flotte française aux allemand, le premier ministre britannique Winston Churchill déclenche l'opération Catapult. Son objectif est de saisir, capturer, désarmer ou de détruire tous les navires de la Marine Nationale et de la flotte de commerce.
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Gabriel Bizien, un héros et martyr de la résistance ploudalmézienne (1924-1944)
Après avoir rencontré sa soeur, Messieurs Farrant et Boismal nous racontent toute l'histoire de cet homme, assassiné par l'occupant à vingt ans et dont la famille a ignoré jusque dans les années 80 qu'il fut résistant.
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Edouard Quéau, un héros de la résistance à Ploudalmézeau
Qui ne connaît Edouard Quéau à Ploudalmézeau? Son nom est prononcé quotidennement par les collégiens de Portsall et leurs familles, mais savez vous vraiment qui était cet instituteur, résistant de la première heure qui a connu un destin bien tragique?
Messieurs Farrant et Boismal ont recueilli le témoignage de monsieur Edouard Quéau fils, à découvrir sur wiki Brest en cliquant sur l'image ci dessous.
Quand Mr Yves Fourn se souvient...
Mr Yves Fourn qui était enfant pendant l'occupation sur notre commune, nous raconte ces événements. Un témoignage passionnant et émouvant à découvrir sur le site wiki brest, en cliquant sur l'image ci-dessous.
Chute d'un bombardier britannique à Ploudalmézeau le 24 juillet 1941
Le 24 juillet 1941, en fin de matinée, dans le cadre de l'opération « Sunrise », décolle de la base aérienne de North Luffenham dans le Rutland en Angleterre une formation de bombardiers de type HAMPDEN de l'escadron 144 de la Royal Air Force. Sa mission, bombarder et détruire les croiseurs allemands basés à Brest.
L'escadron 144 malgré la menace antiaérienne franchi la côte française et survole son objectif. Après avoir largué ses bombes sur le port de Brest, la formation regagne l'Angleterre. Le bombardier HAMPDEN, code d'identification numéro AE225, pris pour cible, est sévèrement touché par la redoutable flak allemande. Le moteur droit est endommagé et perd de sa puissance. ...
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Pierre Ernault du commando Kieffer
Je m'appelle Pierre Ernault. Je suis né le 29 octobre 1921 au Mans, chef lieu du département de la Sarthe. Je suis l'aîné d'une fratrie de trois frères et d'une s½ur. Mon père est cheminot à la gare du Mans. Plus disposé pour le sport et l'activité physique, je manifeste peu d'intérêt aux études scolaires. Après mon certificat d'études primaires, j'exerce différents petits boulots et me désintéresse de l'agitation politique et sociale qui secoue la France.
Après les humiliants accords de Munich en 1938 et les revendications belliqueuses et tonitruantes du chancelier Hitler, je sens venir la guerre et la croit inévitable. Je souscris un engagement de 5 ans dans la Marine Nationale et rejoins le 17 juillet 1939, le 5ème dépôt des équipages de la flotte à Toulon. Après une visite médicale et une séance de vaccination suivis de tests intellectuels et psychologiques, je perçois mon sac de marin. Je marque à l'encre indélébile mes effets d'habillement à l'aide d'une plaque de fer gravée à mon matricule le 96 B 39.
Ma nouvelle « bible » est le manuel du marin. Je découvre les charmes du hamac, des inspections de sac et les rudiments de l'ordre serré, du maniement du fusil. Je m'initie au matelotage et au vocabulaire imagé et coloré de la Marine.
A la fin de mes classes, je choisis la spécialité de canonnier. Pour lire la suite, cliquez ICI
Un paysan ploudalmézien dans la tourmente 1940-1944
Je m'appelle Yves Bégoc, chez les Bégoc, nous sommes agriculteurs de père en fils. C'est notre fierté, notre orgueil.
Mon père Claude Bégoc est né en 1897 à Kerounaval en Plourin. Il loue la ferme de Lézérouté et ses vingt cinq hectares à la famille L'Hostis de Keroum en Plourin.
Depuis le décès de sa mère, il gère avec le soutien de son père l'exploitation. Son cheptel se compose d'une douzaine de vaches, des robustes armoricaines, il engraisse des truies et des cochons et élève des animaux de basse-cour. Il possède le bien le plus précieux d'un agriculteur : cinq magnifiques chevaux de trait breton.
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Ploudalmézeau, le 24 avril 1944
En février 1943, après l'échec de la Relève, l'occupant nazi instaure le Service Obligatoire du Travail , le S.T.O. qui contraint tous les jeunes français des classes 1940, 41 et 42 à partir de gré ou de force travailler en Allemagne.
Refusant l'inacceptable, des jeunes gens rejoignent les rangs de la résistance et les maquis naissants du centre Bretagne. Nourrir et vêtir ces volontaires sont pour les organisations clandestines une priorité. Les vols de cartes et tickets de ravitaillement (alimentation, textile, tabac, etc...) dans les mairies se multiplient. Par deux fois à Ploudalmézeau, des résistants brestois du groupe d'actions direct « Défense de la France » sous la menace des armes se font remettre les précieux tickets entreposés à la mairie.
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Ploudalmézeau, le 5 avril 1943
Dans la matinée du 5 avril 1943, un avion de reconnaissance photographique anglais survole Brest. Les clichés révèlent la présence dans le port du Ponant d'un pétrolier de la Kriegsmarine.
Le Bomber Command britanique passe à l'action et donne l'ordre de détruire le navire ennemi.
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